Histoire du domaine

Le Domaine de Roueïre fait partie de ces lieux où règnent à la fois histoire et modernité.

De la naissance de villas romaines à la création de la première cave viticole, ce site est le reflet de l’épanouissement d’un territoire au patrimoine riche et diversifié.

Château de Roueïre © Melkan Bassil

Au XVIIème siècle, la métairie de « Rouayre » et ses terres agricoles appartiennent à la famille Tarboriech. Puis la famille d’Andoque, héritière des Tarboriech, joue un rôle déterminant dans la transformation de la métairie en dépendances viticoles.

Dans le courant du XIXème siècle, la superficie du vignoble augmente considérablement et les bâtiments agricoles sont convertis en caves. Le bâti témoigne encore du passé viticole de Roueïre et de sa modernisation au XIXème siècle : foudres, pressoirs, matériel divers, cabane de vigneron…

 

En 1980, l’Union des caves Les vignerons de Roueïre y installe même un restaurant, une salle d’exposition, ainsi qu’un musée de la Vigne et du vin. En 2009, le Conseil départemental de l’Hérault fait l’acquisition du domaine de Roueïre puis le mettra à disposition de la Communauté de communes Sud-Hérault en 2013. La superficie des chais témoigne de l’activité viticole qui a perduré dans ce bâtiment.

Non loin du Domaine, tout près du château, se trouve un bois appartenant aujourd’hui au Département de l’Hérault. Traversé par plusieurs petits chemins, les randonneurs et les cyclistes s’y arrêtent pour se détendre, de retour de la voie verte, en direction de Capestang. Ce bois est composé principalement de pins d’Alep, plantés en même temps que la construction du château, en 1887. Classé Espace Naturel Sensible, il se révèle être un espace de choix pour la découverte de la nature et de la biodiversité.

Eolienne de Bollée © Melkan Bassil
Bois © Melkan Bassil

L’éolienne de Bolée est un témoignage du développement technique de la fin du XIXème siècle, cette éolienne permettait d’alimenter en eau potable le château viticole de Roueïre, et plus particulièrement ses jardins. Elle a été construite en 1898 par Auguste Bollée, constructeur et hydraulicien originaire du Mans. Inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1987, cette impressionnante structure mesure 23 m de haut. Faute d’entretien, l’éolienne a arrêté de fonctionner en 1972.